Pour un regroupement familial, chaque acte d'état civil rédigé dans une langue étrangère doit être accompagné de sa traduction en français : l'acte de naissance du demandeur, l'acte de mariage et l'acte de naissance du conjoint, et l'acte de naissance de chaque enfant.
Et le traducteur ne se choisit pas au hasard : une traduction faite par le mauvais prestataire est refusée.
Quels documents faut-il faire traduire ?
Service-public.gouv.fr liste les actes d'état civil à fournir, en copie intégrale, membre par membre :
- Pour vous, le demandeur : votre acte de naissance, avec ses mentions marginales.
- Pour votre conjoint : votre acte de mariage et son acte de naissance, chacun avec ses mentions marginales.
- Pour chaque enfant : son acte de naissance, avec ses mentions marginales, y compris pour les enfants qui vivent déjà en France.
- Selon votre situation : jugement de divorce, jugement attribuant l'autorité parentale ou la garde, jugement d'adoption, acte de décès de l'autre parent. Si un acte mentionne un jugement supplétif, joignez-le aussi.
Chacun de ces documents, s'il est rédigé dans une langue étrangère, doit être traduit. Une famille avec deux enfants a donc au moins cinq actes à faire traduire : deux actes de naissance pour le couple, un acte de mariage, deux actes de naissance pour les enfants.
Demandez des copies intégrales, pas des extraits : ce sont elles qui portent les mentions marginales. Envoyez chaque document complet pour qu'elles soient traduites avec lui.
Qui doit faire la traduction ?
C'est le point à ne pas rater. L'OFII, qui reçoit votre dossier, demande que la traduction soit faite par un traducteur inscrit sur la liste des experts d'une cour d'appel, consultable sur le site de la Cour de cassation. Il précise que « les documents traduits par d'autres organismes ne sont pas acceptés ».
Service-public.gouv.fr admet aussi une traduction « certifiée conforme par une autorité consulaire ou diplomatique française ».
Avant de commander, où que ce soit, demandez le nom du traducteur qui signera vos traductions, et vérifiez-le sur la liste des experts. Relisez aussi la liste de pièces que vous remet votre préfecture : c'est elle qui fait foi pour votre dossier.
Chez DocuTrad, les traductions destinées à un regroupement familial sont confiées à un traducteur inscrit sur la liste des experts d'une cour d'appel. Précisez-le à la commande : vous pouvez faire traduire les actes de naissance de toute la famille en une seule fois.
Faut-il une apostille ou une légalisation ?
Cela dépend du pays qui a délivré les actes. Le ministère des Affaires étrangères publie un tableau récapitulatif, mis à jour le 15 septembre 2026, qui donne la règle pays par pays pour les actes d'état civil présentés en France.
- Aucune formalité pour les actes d'état civil délivrés notamment au Maroc, en Algérie, au Sénégal, en Côte d'Ivoire, au Cameroun, au Mali, à Madagascar et au Vietnam.
- Apostille notamment pour les États-Unis, le Canada, le Brésil, la Chine, la Russie, l'Ukraine et l'Inde.
- Légalisation notamment pour l'Égypte, le Liban et Haïti.
Pour un autre pays, cherchez sa ligne dans le tableau, colonne I. A signifie apostille, L légalisation, et une case qui commence par D une dispense ; un chiffre entre parenthèses renvoie à une note en tête du tableau. Quand une apostille ou une légalisation est nécessaire, obtenez-la avant de faire traduire l'acte.
Une dispense d'apostille ou de légalisation ne dispense pas de traduction : un acte de naissance marocain n'a besoin d'aucune formalité pour être présenté en France, mais il doit être traduit.
Combien ça coûte, pour toute la famille ?
Chez DocuTrad, la traduction se paie à la page :
- acte de naissance : 27 € la page ;
- acte de mariage : 34 € la page ;
- acte de décès : 30 € la page ;
- jugement, par exemple de divorce ou de garde : 35 € la page.
Pour un couple avec deux enfants, si chaque acte tient sur une page : quatre actes de naissance à 27 € et un acte de mariage à 34 €, soit 142 €.
Les traductions sont livrées au format numérique dans un délai standard de 24 à 48 heures ouvrées. Si l'exemplaire papier est demandé, l'envoi postal coûte 15 €. Vous trouverez tous les documents de votre dossier sur une même page, pour tout commander d'un coup.
Déposer le dossier, puis demander les visas
Le dossier se dépose auprès de l'OFII, en ligne ou par courrier recommandé, jamais des deux façons : « vous ne devez pas envoyer votre dossier par voie numérique et par voie postale ».
Dès que vous recevez l'attestation de dépôt, envoyez-la à votre famille avec les actes d'état civil. Après une décision favorable, chaque membre de la famille demande son visa au consulat de France, et doit y présenter les originaux de ses actes. Gardez une copie des traductions.
Les erreurs qui retardent un dossier
Faire traduire par un traducteur qui ne convient pas. La traduction serait refusée, et le dossier retardé d'autant.
Oublier une pièce liée à votre situation. Pour un enfant d'une première union, pensez au jugement de divorce, d'autorité parentale ou de garde.
Envoyer un extrait au lieu d'une copie intégrale, ou un acte sans ses mentions marginales.
Faire traduire avant l'apostille ou la légalisation, quand le pays d'origine en exige une.
En pratique
- Rassemblez les copies intégrales des actes de chaque membre de la famille, et les jugements liés à votre situation.
- Vérifiez dans le tableau du ministère si leur pays exige une apostille ou une légalisation, et obtenez-la d'abord.
- Faites traduire tous les actes en une seule fois, par un traducteur dont vous avez vérifié l'inscription, puis déposez votre dossier.
Questions fréquentes
Comment vérifier que mon traducteur convient ?
Demandez-lui son nom avant de commander, puis cherchez-le dans la liste des experts judiciaires publiée par la Cour de cassation. C'est le lien que donne l'OFII sur sa page consacrée au regroupement familial.
Les enfants qui vivent déjà en France sont-ils concernés ?
Oui. La liste officielle demande aussi l'acte de naissance des enfants qui résident déjà dans le logement en France, avec sa traduction s'il est rédigé dans une langue étrangère.
Sources
- Service-public.gouv.fr, regroupement familial, vérifié le 1er juin 2026
- Portail des étrangers en France (ministère de l'Intérieur, contenus de l'OFII), pages « Le regroupement familial » et « Quels sont les documents à fournir »
- Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, tableau récapitulatif de l'état actuel du droit conventionnel en matière de légalisation, mis à jour le 15 septembre 2026



